Je prépare la pâte à base de fibres naturelles et végétales tels du lin, du chanvre mais aussi de l’ortie, du papyrus, de la paille de blé, de l’eucalyptus, des cosses de cacao, et même du… crottin de cheval !
Les papiers recyclés, kraft, annuaires téléphoniques, journaux, etc. donnent aussi d’excellents résultats.
Les fibres sont mises dans la pile hollandaise qui mixe et prépare la pâte, avec de l’eau.
Lorsque le papier est destiné à l’impression, écriture, peinture, j’ajoute de la colle végétale dans la pile au moment du défibrage. On dit que le papier est encollé dans la masse.
Pour des raisons écologiques, j’utilise principalement de l’eau de pluie récupérée.
Il est difficile aujourd’hui de trouver des tissus, en lin, coton ou chanvre exempts de traitement chimiques qui permettent de faire du papier chiffon.
La pâte est versée dans une cuve dans laquelle on plonge une forme (tamis), sur laquelle la pâte se dépose.
On laisse l’eau s’égoutter au travers du tamis pour que la feuille se forme.
Les feuilles pressées, encore humides, vont sécher directement sur les feutres que l’on suspend. Le temps de séchage dépend du taux d’humidité de l’air et de l’épaisseur des feuilles. L’été : entre deux et trois jours ; l’hiver : entre six et dix jours.
Il est souvent nécessaire de remettre les feuilles une fois sèches sous presse, afin de leur donner un aspect plus plat avant de les utiliser.